Chères étincelles,

Je vous fais part d’un extrait en avant-première de mon livre à paraitre mi-mars « les battements de ton coeur » aux éditions Eyrolles. Je vous remercie de respecter le copyright – si vous souhaitez diffuser cet article, faites le à partir de mon site. 🙏

 » […] Parmi les travaux majeurs concernant le champ magnétique du coeur, l’étude « The Energetic Heart », menée par Rollin McCraty, a montré que le cœur génère un champ magnétique en forme de tore, qui s’étend bien au-delà de la surface corporelle. Ce champ, dont l’intensité est plus de cent fois supérieure à celui du cerveau, peut être détecté jusqu’à environ un mètre de distance.

En explorant davantage le sujet, je me suis aperçue que ce champ EM ne venait pas seulement de la contraction musculaire, mais qu’il résultait aussi de la coordination électrique assurée par le système nerveux cardiaque. Ce système nerveux intrinsèque du cœur a été découvert par John Andrew Armour, ancien professeur associé au Département de pharmacologie à la faculté de médecine de l’université de Montréal (Canada), en 1990, et contient environ 40

000 neurones. Ces neurones peuvent traiter des informations locales, réguler la contraction cardiaque et ajuster le rythme en fonction du système nerveux autonome via le nerf vague et le système sympathique.

Grâce à eux, le cœur est capable d’une auto-régulation électrique. Cela confère au champ électromagnétique cardiaque une complexité et une variabilité liées à l’état émotionnel et physiologique de notre organisme.

Ainsi, lorsque nous ressentons de la peur, de la colère ou de l’amour, le cœur ne se contente pas de battre « plus vite » ou « moins vite ». Ses neurones ajustent la conduction électrique, modifiant ainsi la dynamique et le spectre du champ électromagnétique qu’il génère.

[…]

Selon les travaux du HMI, ce champ agirait comme un véritable « signal porteur », une interface subtile capable de transmettre à notre environnement des informations à la fois physiologiques et émotionnelles. C’est précisément cette dimension fascinante que nous allons explorer à présent. Dans l’étude « The Electricity of Touch », les auteurs se sont posé une question singulière : le champ électromagnétique généré par le cœur d’une personne peut-il être perçu par une autre lorsqu’elle est proche ou en contact ? Les résultats ont été éclairants : le signal électrique du cœur d’un individu (mesuré par électrocardiogramme, ECG) a pu être retrouvé dans l’activité cérébrale d’une autre personne (enregistrée par électroencéphalogramme, EEG), mais aussi dans des mesures électriques relevées à la surface de son corps. Cet effet apparaissait plus marqué lors d’un contact physique direct, mais restait détectable même dans une simple proximité.

[…]

En 2008, les chercheurs de HMI ont voulu tester une hypothèse encore plus audacieuse avec le projet « Global Coherence Initiative » (GCI) en se demandant si les champs électromagnétiques humains pouvaient interagir avec les champs planétaires, comme le champ magnétique terrestre. Les objectifs de ce projet étaient de trois ordres : étudier si les émotions collectives humaines (cohérence ou chaos) influencent la magnétosphère terrestre et inversement, mesurer ces effets grâce à un réseau mondial de magnétomètres ultrasensibles (type SQUID modifiés) installés dans plusieurs pays (États-Unis, Arabie saoudite, Lituanie, Canada, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud) et créer un mouvement global en reliant des dizaines de milliers de personnes dans des pratiques de cohérence cardiaque synchronisée, pour voir si un effet mesurable apparaissait sur le champ magnétique terrestre. Les analyses issues de ces expériences ont confirmé la pertinence de cette démarche. Le projet GCI a établi des corrélations solides entre les champs électromagnétiques terrestres (résonances, perturbations solaires) et les rythmes cardiaques humains. Les résultats montrent que la cohérence cardiaque, soutenue par des intentions émotionnelles ciblées, peut améliorer la synchronisation avec ces champs. Les données soutiennent l’idée d’un feedback bidirectionnel entre la terre et le cœur humain – un échange subtil mais mesurable.

  En conclusion, ces recherches nous invitent à redécouvrir le cœur sous de multiples facettes, bien au-delà de sa seule fonction de pompe vitale. Il apparaît à la fois comme un moteur de la vie, un organe doté d’une intelligence nerveuse autonome, un générateur d’un puissant champ électromagnétique et un miroir intérieur capable de favoriser une cohérence émotionnelle bénéfique. Plus encore, il semble participer à une dynamique d’interdépendance avec notre environnement, jusqu’à jouer un rôle collectif en résonance avec la terre elle-même […]  » .

 Extrait du livre « les battements de ton coeur » chapitre 2 ©

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